A Banjul en Gambie, c'était particulièrement spécial. On avait l'avion posé en bout de piste sur un aéroport extrêmement sommaire à quelques dizaines de mètres de la forêt tropicale. On disposait d'une vieille Peugeot 504 break et au petit matin on quittait l'hôtel avec le mécanicien de bord et un mécanicien sénégalais qu'on prenait au passage lors de l'escale à Dakar.
Je me souviens de l'incroyable contraste entre l'Airbus, monstre de de technologie et la jungle toute proche avec les cris des animaux. Les gardes qui pionçaient à moitié nous ouvrait la barrière à l'arrivée à l'aéroport, on roulait sur le tarmac jusqu'à l'avion et avec une simple échelle, on montait à bord. Pendant ce temps, l'autre mécanicien amenait avec une vieille Jeep l'escalier roulant pour les passagers. On le calait avec des étais pour qu'il soit aligné avec le seuil de la porte de l'avion. Une équipe contrôlait les bagages dans un cabanon un peu plus loin et nous on contrôlait les passagers au pied de l'escalier en plein soleil. On était content quand c'était fini et de pouvoir se changer avant le retour