Cessna 152 Eurolight - premier vol
Publié : 02 juil. 2013, 22:53
Ne voulant pas dévier du post d'origine d'Armand concernant la recherche d'un Cessna 152, je poste ici, le retour du premier vol de mon Cessna 152 Eurolight. Je rappellerais juste qu'il s'agit d'un avion d'occasion acquis une un site d'enchères en ligne (Ricardo.ch) et que le modèle m'a demandé un peu de travail pour reprendre quelques points négligés par son premier propriétaire. Premier point, la motorisation, j'étais un peu inquiet sur les capacités de mon OS 90FSR pour tracter le modèle, mais je peux confirmer que le moteur tire le 152 qui fait 5,2 kg sans souci, même avec les petites roues d'origine et sur l'herbe pas trop tondue du jour, ça demande un peu de piste, mais ça décolle.
Le Cessna 152 grandeur est un avion sain qui ne réserve pas de surprises. Le modèle réduit également, si ce n'est que ce n'est pas un trainer de début et que même si son pilotage n'est pas difficile, il demande à être constamment piloté. Nanti de ces quelques infos, j'ai aligné mon 152 sans trop appréhensions au début de notre piste, seul petit souci le vent (la bise noire) changeait constamment de sens, mais l'avion étant assez grand et lourd je me suis dit que ça n'aurait pas trop de conséquences gênantes.
Vu la hauteur du gazon, j'avais prévu large question roulage. Dernier check, volets rentrés pour un premier décollage en lisse pour assurer et c'est parti, l'avion prend rapidement de la vitesse, mais pour plus de sécurité, je le tiens au sol sur une bonne cinquantaine de mètres avant de relâcher doucement la profondeur. Le voilà qui décolle parfaitement. Tout ce passe bien jusqu'à 4-5 mètres du sol. A partir de là, je constate avec une certaine amertume pour ne pas dire, une certaine angoisse
, qu'il vole la queue affreusement basse, signe d'un centrage trop arrière, heureusement gérable à la profondeur. Tout en négociant avec ce paramètre non prévu, jouant de la profondeur avec délicatesse, je lui fait prendre de l'altitude question de le mettre en sécurité. Je trime à fond la profondeur, mais rien n'y fait, je suis obligé de maintenir en permanence ma profondeur sur un tiers de la course. En jouant avec les gaz, j'arrive à atténuer l'effet, mais c'est super chiant, car l'avion a une tendance naturelle a toujours monter. Je dois pousser la profondeur à fond pour le faire descendre, ce faisant, je dégrade l'aérodynamique et le modèle donne des signes de décrochages. Il faudra bien pourtant qu'il rejoigne la planète et si possible en un seul morceau. Pour couronner le tout, le vent s'installe par le travers. Je tente une première approche par l'ouest avec une longue finale que je gère profondeur/gaz. Ca se déroule sans anicroches, j'y crois jusqu'à ce qu'une foutue bourrasque me fait brutalement dévier l'avion que j'envoie presque dans la tronche des copains qui filment et des bagnoles parquées le long de la piste. J'ai la séquence, je tâcherais de la mettre en ligne, mais vous pourrez voir que le coffre de ma voiture qui était ouvert a vraiment eu chaud, ça passe très près. Remise des gaz, nouvelle approche cette fois par l'Est et ça semble bon, si ce n'est la vitesse élevée pour éviter tout décrochage. Suite à ma première expérience, je m'aligne sur le bord opposé au parking de la piste. Je touche le sol, tout se passe bien, ça roule jusqu'à je touche une touffe d'herbe avec le bout de l'aile ce qui fait pivoter l'avion sur lui-même et l'envoie doucement dans le ruisseau qui longe la piste. Résultat: hélice cassée et demi-aile désolidarisée de la partie centrale, c'est tout. Un moindre mal qui m'aura permis de constater une nouvelle fois que les collages effectués par le premier propriétaire sont très légers.
Revenons à notre centrage scabreux... pour celui-ci, je me suis référé à une notice qui m'avait été remise avec le modèle mais qui ne correspondait pas au 152 Eurolight (je pense à un 152 KMP ou Cmpro). Une erreur de ma part, car comme elle était de bien 1 cm en retrait de la clef d'aile, j'aurais dû laisser mon intuition me guider et ne pas faire confiance à ce qui était indiqué sur la notice chinoise.
Conclusion, il y en a quand même une
, dans les quelques phases de vol où l'avion était stable (en on voit quelques-une sur le film), j'ai pu constater qu'il était très sain, d'ailleurs, si ça n'avait pas été le cas, il est bien probable qu'avec mon centrage aux fraises, le modèle aurait été au tas. Le moteur méthanol n'a pas forcément un bruit qui correspond au rythme de vol d'un 152
, mais le l'avion a une belle présence en l'air. Il me reste l'aile à coller, j'ai remplacé l'APC 14x6 par une Graupner 13,5x8 en attendant de retrouver une APC. Et pour terminer, va falloir que je me penche sur ce problème de centrage et ensuite, je suis convaincu que le vol de ce modèle ne sera qu'une formalité... 
Le Cessna 152 grandeur est un avion sain qui ne réserve pas de surprises. Le modèle réduit également, si ce n'est que ce n'est pas un trainer de début et que même si son pilotage n'est pas difficile, il demande à être constamment piloté. Nanti de ces quelques infos, j'ai aligné mon 152 sans trop appréhensions au début de notre piste, seul petit souci le vent (la bise noire) changeait constamment de sens, mais l'avion étant assez grand et lourd je me suis dit que ça n'aurait pas trop de conséquences gênantes.
Vu la hauteur du gazon, j'avais prévu large question roulage. Dernier check, volets rentrés pour un premier décollage en lisse pour assurer et c'est parti, l'avion prend rapidement de la vitesse, mais pour plus de sécurité, je le tiens au sol sur une bonne cinquantaine de mètres avant de relâcher doucement la profondeur. Le voilà qui décolle parfaitement. Tout ce passe bien jusqu'à 4-5 mètres du sol. A partir de là, je constate avec une certaine amertume pour ne pas dire, une certaine angoisse
Revenons à notre centrage scabreux... pour celui-ci, je me suis référé à une notice qui m'avait été remise avec le modèle mais qui ne correspondait pas au 152 Eurolight (je pense à un 152 KMP ou Cmpro). Une erreur de ma part, car comme elle était de bien 1 cm en retrait de la clef d'aile, j'aurais dû laisser mon intuition me guider et ne pas faire confiance à ce qui était indiqué sur la notice chinoise.
Conclusion, il y en a quand même une