Bonjour à tous,
Comme la plupart d'entre vous, j'utilisais des tableaux et des abaques pour définir mes paramètres de coupe. Pour limiter l'utilisation du papier et éviter l'usage répétitif de la calculatrice, j'ai enregistré mes tableaux dans une feuille de calcul afin d'automatiser le processus.
Une seule saisie est nécessaire (à la première utilisation) pour renseigner la vitesse maximum de la broche de la machine que l'on utilise, ensuite, il suffit de choisir à partir de listes déroulantes ce que l'on veut faire, avec quel outil, et sur quelle matière. Les paramètres de coupe correspondant aux choix s'affichent instantanément.
Les tables intégrées à la feuille sont basées sur une approche prudente avec le soucis de la pérennité de l'outillage tout en intégrant la rigidité de nos machines. D'autres calculateurs donneront certainement des résultats (beaucoup) plus ambitieux, mais comme je ne suis pas fabricant de fraises...
Pour ceux qui ont découvert l'usinage tardivement, j'ai ajouté, en bas de page, quelques illustrations et quelques termes habituellement utilisés par les professionnels, et un affichage utilisant la seconde comme unité. (suggestions d'Armand).
Les résultats s'affichent sous deux formes :
* théoriques --> Résultat exact déterminés à partir de la vitesse de coupe usuelle du matériaux sélectionné, de la dimension de l'outil et de ses
caractéristiques et du type d'opération à réaliser sur le brut. Pour les outils de petit diamètre et sur des matières tendres le paramètre S calculé
dépasse le plus souvent la vitesse maxi de la broche.
Les paramètres sont alors corrigés.
* corrigés --> Le paramètre F (vitesse d'avance) étant le produit de la vitesse de broche S, de l'avance par dent (Fz) et du nombre de dents (z), il doit
être recalculé si la vitesse de broche est réduite ; ce qui est le cas si la broche ne peut pas atteindre la vitesse théorique.
Ce sont ces
paramètres corrigés qui doivent être utilisés par le programme.
ap possible : Il s'agit de la profondeur de passe, elle est adaptée à la matière usinée et à l'opération à réaliser ; le but étant de faire du copeau sans
imposer à la fraise des conditions limites, voire la rupture. Cela explique que ap est plus faible pour des opérations de rainurage (fraise
engagée sur son diamètre) que pour des opérations de contournage où la fraise n'est que partiellement engagée.
ap s'adapte également suivant la matière et le diamètre de l'outil pour tenir compte de l'effort de coupe imposé à l'outil.
Malgré le soin apporté à la création de cette feuille des erreurs sont possible ; je compte sur votre retour pour l'améliorer.
Elle ne traite que les outils en ARS (HSS), les carbures nécessitant des vitesses de rotation qui ne peuvent être atteinte par nos broches.
Quelques liens :
http://hssforum.com/Francais/5-FRAISAGE.pdf
https://www.plexiglas.de/files/plexigla ... XIGLAS.pdf
https://www.mekanika.io/fr_BE/blog/appr ... ises-cnc-4
JP
PS : La feuille est "open source", les spécialistes d'excel pourront très certainement l'améliorer. Merci d'avance pour le retour.
Pour ceux qui ne disposent pas de la suite Microsoft Office, le fichier peut être ouvert avec Libre Office, logiciel Open Source gratuit
https://www.libreoffice.org/download/download/